Le venin
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Paracelse médecin et alchimiste Suisse du 16ème siècle à tranché dans une formule lumineuse : « toute substance est à la fois venin et médicament, tout dépend de la dose administrée ».

On raconte qu'Yvan le Terrible ainsi que Charlemagne, pour ne citer qu'eux, se faisait déjà piquer pour soigner leur crise de goutte.

Selon les individus, la réponse de l'organisme au venin d'abeille va de la simple douleur avec petit œdème local à la réaction allergique plus ou moins sérieuse, jusqu'au choc anaphylactique, parfois mortel.

Hormis ce cas extrême ou celui d'une piqûre à l'intérieur de la gorge après ingestion accidentelle de l'insecte, la dose létale dépend du nombre de piqûres, dont le seuil est très supérieur à ce que les gens imaginent couramment.

On considère qu'elle est d'environ 1200 piqûres pour un homme de 75 kilos.

Le venin est un cardiotonique, un puissant anticoagulant et un agent immunologique actif. Il bloque le transfert de l'influx nerveux, stimule l'activité de l'axe hypophyse surrénale et la production de cortisol, principal corticostéroïde naturel, normalise la tension artérielle et entraîne une vasodilatation, notamment au niveau des capillaires cérébraux.

Il inhibe la réaction inflammatoire et diminue la perception de la douleur.

C'est pourquoi ses indications sont nombreuses : rhumatisme, arthrite aiguë et chronique, sciatique, migraine, inflammation chronique des tissus mous et osseux, hernie discale.

Il donne des résultats très prometteurs dans le traitement d'une maladie que la médecine classique est pour l'instant impuissante à soulager : la sclérose en plaques, cette affection auto-immune dans laquelle le système de défense du corps se retourne contre lui-même. Lorsque le venin pénètre dans l'organisme, il oblige celui-ci à mobiliser toutes ses défenses contre l'agresseur et à réorienter le système immunitaire vers l'extérieur.

L'usage du venin est contre-indiqué en cas de myocardite, péricardite, angine de poitrine, artériosclérose ou anévrisme de l'aorte.

Pour tout traitement au venin d'abeille, il est fortement recommandé de passer un test chez un allergologue, sachant qu'une piqûre peut être mortelle.

Le premier jour de traitement, le thérapeute vérifie la sensibilité du patient au venin d'abeille.

Pour cela il utilise une crème à base de venin d'abeille,  et selon les résultats il commencera par des micros piqûres. Suivant l'évolution du traitement, le thérapeute augmentera progressivement les doses de venin.

L'apipuncture se pratique comme l'acuponcture, en utilisant comme moyen de reconnaissance des différentes zones, les méridiens.